Düsseldorf Marathon 2014  récit  de Michael

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En quelques mots c'était mon pire marathon. Premièrement parce que j'étais malade: de l'eau dans les oreilles, maux de gorge et de tête, manque de sommeil etc... et puis parce qu'on c'est payé 4 heures de pluie, alors qu'il faisait 10 °C au départ. La peau des mains et des pieds tellement gorgé d'eau restait flétrie jusqu'au soir. Mes mains on commencer a ce réchauffer un peu vers le km 30.

Au début du pont (à 9,5 km) Maman était là sous la pluie pour nous supporter avec la crécelle de Luca (voir photo ci-dessous qui est apparu dans la presse). C'est par la aussi qu'on a croisé les premiers, 2 éthiopiens en tête suivie d'un petit groupe de 20 coureurs. Eux il venaient de faire 10 km de plus que nous !
Pour moi ça a été un calvaire, dès la deuxième dizaine de km. Je ne savais même pas si je transpirait ou c'était la pluie qui m'avait trempé jusqu'aux os. Ça faisait longtemps que j'avais quitté mes lunettes, car je voyais mieux sans.
Après avoir fait la boucle, peut après le pont on approchait les 20 km, ce qui faisait plaisir d'avoir la moitié derrière nous.
J'ai eu un moment très dur dans les 30/35 km. Bien que les douleurs aux jambes (et aux bras) ne s'en sont pas amoindri, le Coca ma permis de reprendre du moral et de continuer au même rythme.
J'ai fait une pause pipi vers le km 33, mais j'ai dû l’interrompre, car le fait de m'arrêter d'un coup me donna des vertiges et la sensation de tomber dans les pommes. Cela était un signe qu'il fallait pas que je m'arrête.

Le semi-Marathon on l'a fait au même rythme, en 02:17:20. C'est vers le km 28 que papa a commencé a péter un câble. Son cerveau devait commencer a manquer d'oxygène. Il a commencer a accélérer tout seul. J'aurai bien voulu le rattraper pour lui dire de ralentir mais je ne pouvais pas. Également impossible de crier pour l'appeler. Chaque pas me résonnait dans la tête à cause de mes oreilles bouchées. En plus on avait toujours nos sacs plastiques sur la tête et ça faisait un boucan infernal.

Heureusement papa m’a attendu au prochain stand de boisons.
Et c'est comme ça qu'on a fait pour le reste de la course. Le long des stands de boissons on continuait en marchant tout en buvant et en attendant l'autre. Entre le km 30 et 35 il a pris environ 3 minutes d'avance sur moi. Mais dans les derniers 6 km c'était l'inverse. Je sentais l'arrivée approché et le coca que j'avais bu 2 ou 3 fois avant me remonta un peu. Papa lui a regretté d'avoir accéléré, et a dû ralentir. Je lui ai dit de prendre du Coca. Il pu en boire une 2 gorgées seulement, mais ça a suffit.

Maman est revenu je crois vers le km 24, puis au km 36, ou elle a fait la photo ci-contre. Plus de sac sur la tête mais moi j’avais encore mon sac poubelle, que j’ai quitté pour le 5 dernier km.
Papa n'arrêtait pas de parler et me croyait pas quand je luis dit qu'il restait que 2 km.
Pour la deuxième moitié on a mis environ 16 minutes de plus que pour le semis.
Les derniers 100 m j'ai utiliser le reste de Coca pour sprinter un peu.
Nous sommes arrivé en 4h50.
Et après impossible d'arrêter, il fallait que je marche. Et heureusement avant d'arriver aux tentes d'alimentation il y eu encore bien 300 m a faire. Un demi litre de bière (sans alcool) et quelque Berliner nous firent du bien. Maman nous attendait directement a la sortie.